

PAR SÉBASTIEN DARNAUX
metrosports@lavoixdunord.fr PHOTO BRUNO FAVA
L'élève villeneuvois a beaucoup appris ces dernières année. Appris de ses victoires, de ses défaites. Appris qu'il faut parfois cacher son jeu pour revenir plus fort. Avec Abdou N'Diaye en maître de stage, les Villeneuvoises n'ont pas à se plaindre. Beaucoup ont d'ailleurs lu dans son petit jeu samedi, du côté d'Angers, après la demi-finale du Tournoi de la Fédération lourdement perdue par ses filles (voir ci dessous). « Hervé (Coudray, l'entraîneur de Valenciennes) m'a dit que j'étais un malin », sourit Abdou N'Diaye, pas peu fier. Il faut dire que ses joueuses ont, ce jour-là, donné le bâton pour se faire battre. Histoire de mettre Bourges en hyper confiance pour ce soir... Alors oui, ce soir, il n'y aura pas 33 points d'écart. Car les Villeneuvoises ont prouvé face à Montpellier, dès le lendemain de ce non-match, qu'elles avaient de la valeur (« Dans le rythme, la concentration, l'adresse, les changements défensifs, on a fait un vrai match de niveau Euroligue. En jouant ensemble, de façon intelligente. ») On peut donc, soyons fous, rêver à un petit exploit qui pimenterait alors drôlement le match retour prévu mercredi (30 avril).
Exploit ? Oui, le terme ne serait pas trop fort. Car Bourges n'a pas d'égal dans le championnat de France. A l'heure actuelle, la formation du Berry est même la seule représentante française à pouvoir briller en Euroligue (les filles de Pierre Vincent ont perdu d'un rien leurs deux matches du dernier Final Four à Brno). De quoi faire briller les yeux d'Abdou N'Diaye, forcément admiratif. « Faut reconnaître que Bourges a dominé notre championnat grâce à sa grande force : un collectif bâti sur quelques années, des filles qui ont un vécu ensemble. Cette année, Snell et Petrovic sont venues apporter une force supplémentaire... » A l'impossible, les Villeneuvoises ne sont pas tenues. Même si leur entraîneur se doit de rajouter : « Le vécu, c'est un avantage que Bourges a sur toutes les équipes. C'est une formation capable de vite retomber sur ses pattes quand elle est perturbée. En deux-trois minutes, les Berruyères sont, individuellement capables de prendre leurs responsabilités, se créer leurs propres tirs et mettre dedans. On les conteste un instant et dans le suivant, y'a Dumerc, Snell ou encore Melain qui enfoncent le clou à trois points. C'est du très haut niveau ».
Reste que l'an dernier, alors que Bourges faisait figure d'épouvantail, Villeneuve-d'Ascq est passé à quelques minutes de la qualification pour la finale, perdant ses deux matches de deux tout petits points. Il est peut-être temps, aujourd'hui, de prendre possession de la forteresse...
> ESBVA-LM (4e) - BOURGES (1er). Ce soir, 20 heures, au Palacium de Villeneuve-d'Ascq.
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