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PAR GUILLAUME DEPRECQ
metrosports@lavoixdunord.fr PHOTO THOMAS RIBOLOWSKI
La saison de Fédérale 2 est donc terminée, un peu plus tôt que souhaité. Reste la satisfaction des progrès enregistrés et quelques regrets à méditer pour que l'expérience ait son utilité dès le prochain exercice. Car si les Marcquois ne peuvent se réjouir de terminer sur une note décevante, ils ne sont pas prêts d'oublier l'année écoulée, qui les a menés à la quatrième place pour leur deuxième saison à ce niveau.
L'entraîneur, Philippe Maraval, ne ruminera pas la défaite face à Strasbourg durant cent sept ans même s'il veut en tirer quelques enseignements. « Il y avait une bonne envie au début, on était bon dans les impacts et dans le jeu. Mais après quelques minutes, on a vu qu'on n'était pas bien en place, pas concentré sur notre stratégie. Il y avait certainement un peu de fatigue, un certain manque de fraîcheur par rapport à Strasbourg qui avait fait l'impasse sur son dernier match de championnat. Cette fraîcheur s'est ressentie dans la lucidité, et Strasbourg n'a pas manqué ses occasions et a fait preuve d'un réalisme dont nous avons été manqué. » De nombreux en avant, des sorties de balles lentes derrière les regroupements, les atouts habituels des Marcquois ont justement été les points sur lesquels ils ont le plus pêché. Faut-il y voir un problème récurrent de la saison marcquoise ? Certainement. En effet, les Olympiens ont symptomatiquement manqué les grands rendez-vous de l'année. Des défaites face aux équipes réputées plus fortes comme Lille, Arras ou Suresnes, confortent ce constat. Marcq est capable de gagner face à des formations plus faibles, et de son niveau, à domicile comme à l'extérieur, ce qui confirme un progrès notable, mais pas contre les autres équipes. « A part contre Lille lors du premier match où on fait match nul, on a nourri un certain complexe contre les équipes soi-disant plus fortes. » De fait, une difficulté à gérer les événements importants et les tournants dans la saison comme lors de la phase finale.
Les Marcquois en étaient pourtant assurément capables, et ce n'est pas faute de l'avoir annoncé. Il n'en demeure pas moins que pour une deuxième saison à ce niveau, les Marcquois ont montré de belles dispositions et se gardent une marge d'apprentissage pour l'avenir.
> STRASBOURG - MARCQ : 31-6 (10-3).
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