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Accoudée au comptoir des renseignements, la famille Vandenneste de Marquette raconte : « Nous sommes arrivés vers 11 heures et nous avons enregistré nos bagages. Peu après, nous avons appris qu'il y aurait un retard, avec un départ à 21 heures. Là, nous n'avons pas récupéré nos valises et nous avons été conduit à l'hôtel Mercure. Nous avons dîné puis vers 21 heures, on nous a dit que le départ serait à 22 h 20, puis à 23 h 25 et puis 2 heures du matin et après à 5 heures, avant qu'on nous dise qu'il serait à 8 heures ».
Les trois membres de cette famille sont partis à 14 heures. Ils ne sont pas sûr de pouvoir obtenir la voiture de location.
Une jeune femme explique que son ami a fait une crise d'asthme, et comme les bagages étaient à l'aéroport, il a fallu trouver une pharmacie de garde.
Une autre personne a dû se débrouiller avec son bébé, ayant prévu le matériel pour quelques heures de vol, pas pour 27 heures d'attente.
« Mes parents, qui ont fait 500 kilomètres pour venir me chercher à l'aéroport sont à bout », explique Khadija Bona, très inquiète. « La prochaine fois, j'irai à Charleroi ou à Roissy »
Autre sujet de préoccupation, les vacanciers qui rejoignent des voyages organisés, à l'image de Patrick Antoniol. A 2 000 les quinze jours, il ne sait pas s'il pourra rejoindre les autres : « Ce qui est grave, c'est que l'on paie le fait de partir de Lille, pense Patrick. J'étais content de jouer la carte régionale mais la prochaine fois, je partirai de Charleroi ou de Roissy. Là-bas, on aurait eu un avion de remplacement ».
De manière générale, les passagers se plaignent du manque d'informations de la compagnie comme de l'aéroport.
Alain Verquez, le directeur de l'aéroport, explique que les informations d'Atlas Blue sont parvenues de façon disparates et peu détaillées. Cependant, il reconnaît « le manque de présence humaine », déplorant l'absence de représentant de la compagnie. « Il a manqué un interlocuteur direct aux passagers, qui écoute leurs problèmes et les informe régulièrement ».
Alain Verquez a contacté la compagnie marocaine pour faire part de son mécontentement et pour demander la meilleure prise en compte possible pour les victimes.
G. DE SAINT GILLES
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
la Voix du Nord