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« On ne peut même pas entrer ici, c'est incroyable ! », s'exclame une jeune femme blonde à l'entrée de l'office de tourisme de Bergues. À l'intérieur, une petite soixantaine de personnes venues chercher le précieux sésame : le ticket pour le « Ch'ti tour » sur les traces du tournage de Bienvenue chez les Chtis. Mise en place en mars dernier, l'initiative remporte un vif succès.
« Le nombre de touristes a été multiplié par six au mois de mai comparé à l'an dernier », déclare Marc Bourel, administrateur à l'office de tourisme. « Résultat : les bénévoles sont plus nombreux et la mairie a mis en place des parkings extérieurs. Avant on avait le temps de faire du vélo le dimanche, maintenant c'est fini ! », plaisante-t-il.
Hier, à la mi-journée, on était quand même loin des parkings bondés et des cafés assaillis de touristes. Une exception selon Catherine et Gérard, assis à un café et habitués de Bergues : « On ne se gare plus au centre-ville, on laisse la voiture près du stade à l'extérieur ». Cent quatre-vingt treize marches plus haut, au sommet du beffroi, Éliane, Stéphanie et Denis se réjouissent que Bergues ne soit pas devenue un « Walt Disney du Nord », avec son lot de parkings payants et de marchands ambulants.
D'autant que la ville présente des atouts architecturaux souvent éclipsés au profit du film : « On ne savait pas que Bergues était une ville médiévale avec remparts, on est agréablement surpris » explique Stéphanie. « Et par le temps aussi, même si on est des habitués de la région », ajoute son mari.
Le mauvais temps, véritable hantise des professionnels du tourisme, laisse de marbre ceux de Bergues. « La sortie du film a gommé la baisse du tourisme en cas de mauvais temps, assure Marc Bourel. De toute facon, avec le film, les gens s'attendent à avoir de la pluie . » Face à cet afflux de touristes, les commerçants en profitent. Prudemment. « On sait bien que dans deux ou trois mois, après l'euphorie des vacances, ça va se calmer », reconnaît Brigitte Meens qui tient la papeterie de la grand-place.
Avec au moins un produit homologué ch'ti dans leurs vitrines, les commerçants attirent les clients et « agacent les Berguois, qui peinent à trouver une table libre », explique Carine Coester, présidente de l'Alliance des commerçants. « C'est un peu le revers de la médaille même si l'objectif reste de faire revenir les touristes ».Pour s'asseoir à une table du prochain restaurant Bienvenue chez les Ch'tis ou tout simplement se promener dans les rues pavées de cette ville fortifiée.
MARINE PENNETIER
PHOTO ANNE ILCINKAS
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
la Voix du Nord