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Et si la capitale des Flandres prenait, dès cette année, la route de Lyon (Vélo'V) et de Paris (Vélib') ?
PAR EMMANUEL CRAPET
lille@lavoixdunord.fr VPour qui ?- Principale cible de ces VLS, vélos en libre service : les personnes qui ne résident pas à Lille (rares sont ceux qui emmènent leur vélo avec eux). Mais le système peut aussi intéresser le Lillois qui n'a pas de vélo. Emmanuel Roche, consultant dans un bureau d'études lyonnais, est venu, la semaine dernière, présenter aux militants des associations Adav, Chiche ! et Ch'ti Vélo les différents systèmes qui existent. « Un tour de table exhaustif », reconnaît Marc Santré, adjoint au maire, chargé des transports et des déplacements (lire ci-dessous). L'occasion de se rendre compte que le vélo en libre service, même s'il n'aura jamais la même efficacité qu'un vélo personnel, représente une alternative intéressante à l'utilisation de la voiture et, grâce à son image plutôt « tendance », il permet de relancer la pratique du vélo en général.
VPour quoi ?- Pour de petits déplacements. Une étude, réalisée dans la région lyonnaise (elle a adopté le vélo en libre service en 2005), montre que 15 000 locations par jour évitent un millier de déplacements en voiture. Sur une année, c'est plus de 200 tonnes de CO² qui ne sont pas rejetées dans l'atmosphère.
> Comment ça marche ?- Un exemple : une borne à laquelle est attaché le vélo, des stations réparties un peu partout dans la ville, un abonnement, une tarification pas trop agressive et le tour est joué. Techniquement, rien n'empêche l'installation à Lille de vélos en libre service. Il faut juste l'impulsion politique.
> Qui sont les prestataires de service ?- Parmi les nombreux prestataires, on retrouve notamment J.-C.
Decaux, ClearChannel et Effia.
> Ce qu'ils en pensent ?- « Je n'ai pas de vélo, parce que je n'en ai que très peu l'utilité. Mais s'il y avait à Lille le même système qu'à Paris, je pense que je me laisserais tenter, mais seulement pour certains petits déplacements » (Christian, 43 ans, commercial).
« Je me suis fait piquer mon vélo trois fois en deux ans, alors si ce système garantit une meilleure sécurité, et si ce n'est pas trop cher, je pourrais être intéressée. » (Camille, 23 ans, étudiante).
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
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