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Contrairement à d'autres intercommunalités, LMCU laisse aux villes l'aide aux énergies renouvelables. : La Voix du Nord PAR SÉBASTIEN BERGÈS
lille@lavoixdunord.fr PHOTO PIB
Gérard, il ne s'embarrasse pas d'envolées écolyriques. « Avant de se lancer dans des travaux, il faut faire une étude de rentabilité. Les gens sont peut-être sensibilisés, mais ils ne mettront pas des sommes sans être sûrs de les récupérer. » Il s'entendrait bien avec Monique, une proprio du boulevard Carnot pour qui : « Les diagnostics énergétiques, c'est n'importe quoi » les aides n'effacent pas les sommes « appréciables » échues au particulier l'habitat durable, ça reste une lune « de gens assez à l'aise ». Ceux-là n'étaient pas au choeur matinal des élus, où l'on parla de « dépenser mieux » (et pas plus), d'un « développement durable accessible à chacun », « d'une qualité du logement qui n'est pas un luxe ». Audrey Linkenheld, l'adjointe au logement, s'en remettait à la jeune prime pour l'isolation, votée au dernier conseil municipal, pour « toucher plus facilement le grand public ». Tant il est vrai que la déperdition d'énergie, dans des logements plus poreux qu'un emmental, tient lieu de péché originel. « Ça ne sert à rien de mettre une chaudière à bois si la moitié de la chaleur part à travers le double vitrage », se récriminait Christophe Marquis, sur son stand de la Fédération française du bâtiment.
Le développement durable, tout le monde adhère. De là à sauter le pas ? Écoutons Guylene et Olivier. Réceptifs. Si ce couple de Lillois hésite entre l'ancien et la construction, il a une conviction bien trempée : « On veut du durable », dit mademoiselle. Qui fait état de ses galons environnementaux : « Déjà avant la "révolution écolo" (les récentes conversions en série), on avait visité Fribourg.
Et l'écoquartier des Bois-Blancs, mais il ne nous a pas trop plu : trop loin du métro. » Ce qu'ils veulent pour leurs futurs pénates : « Des panneaux solaires. Mais il faut avoir le bol d'être plein sud. Et puis l'isolation, parce que c'est ça qui fait les économies.
» Oui mais. Combien ça coûte, souffle l'ineffable Pernaut. Audrey Linkenheld jure ses grands dieux que les aides contiennent l'investissement initial à un niveau acceptable. Le calcul du quidam diffère. Ses courbes d'amortissement l'inhibent. « Avec mon travail, je suis assez mobile, précise Guylene. Si on construit et qu'on doit revendre dans dix ans, est-ce qu'on aura amorti ? » Vu son regard, on n'y mettrait pas sa main au feu, même d'une chaudière à granulés. « C'est ce qui pourrait empêcher le projet », soupire le couple. « Passer à l'acte », voulait pour devise de ce 3e forum Danielle Poliautre, l'adjointe à l'environnement. Passe à l'étude de rentabilité d'abord, rétorquerait Gérard.
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
la Voix du Nord