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Une «coulée verte», à la fois écologique et paysagère, qui a le vent en poupe depuis quelques années.PHOTO PIB : La Voix du Nord Tout en jardinant, Gwenhael, 39 ans, contemple la noue paysagère qui jouxte son jardin : « Ce système de récupération des eaux pluviales est aussi beau que bien conçu. Cela crée un joli environnement. » Son voisin Aurélien, 28 ans, acquiesce : « Cela se fond dans le paysage. Il s'agit bien de bassins de récupération ? » Bonne réponse. Ce qui semble être, à première vue, un joli lieu de promenade s'avère être... un outil technique et écologique. « C'est une sorte de fossé urbain aménagé, peu profond et très évasé, qui recueille et stocke les eaux pluviales », décrit Erwann Lemarchand (voir ci-contre), de la direction Eau et assainissement à Lille Métropole Communautaire urbaine (LMCU).
Cette « coulée verte » (1) est constituée de quatre bassins. Clos, le premier régule l'ensemble des eaux stockées et permet le rejet contrôlé vers le milieu naturel. Les trois autres bassins, ouverts et aménagés, sont susceptibles de se remplir en cas de fortes pluies. « Cela a été calculé par rapport aux pluies décennales », ajoute le maire, Philippe Barret, fier de ce concept qui ne coulait pas de source.
Car si la gestion alternative des eaux pluviales n'est, en soi, pas nouvelle, le mariage de l'ouvrage technique et de son aménagement l'est. Et a le vent en poupe depuis quelques années. « De plus en plus d'aménageurs optent pour ce type de réalisations. Il y a un intérêt paysager, écologique et économique. Cela coûte trois à cinq fois moins cher qu'un bassin enterré. En revanche, il faut que le terrain s'y prête. C'est du cas par cas », confie M. Parpaillon, directeur de Profil Ingénierie, maître d'oeuvre de l'opération (2).
« Nous, on apporte autre chose que du gazon, s'amuse de son côté le paysagiste Philippe Frémaux, de PICT SARL. On crée un vrai milieu naturel. » Où il est difficile, pour l'instant, de s'hasarder. Jusqu'à fin novembre, les habitants ne peuvent se ressourcer au coeur de ces 12 000 m² de végétation. Les travaux de finalisation se poursuivent. Ce qui n'empêche pas Christiane, 58 ans, de s'arrêter, intriguée, devant cet aménagement d'un autre genre. « Mais, une noue paysagère, c'est quoi exactement ? » Il n'est vraiment pas si familier, ce nom...
M.-C. NICODÈME
> (1) Actuellement, une trentaine d'aménagements terminés dans la métropole lilloise comportent des noues. Pour Erwann Lemarchand, de LMCU, il n'existerait qu'une dizaine de réalisations comparables à celle de Santes, de par sa qualité et sa taille.
> (2) L'opération de la noue paysagère a été financée par les aménageurs de la zone du Blanc-Balot, qui s'étend sur 15 hectares et compte 210 logements. Le projet s'est fait en concertation avec Lille Métropole Communauté urbaine et la ville de Santes.
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