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Qui a bradé dans le passé sait: «On se mettait boulevard Louis-XIV. Il n'y avait pas de réservation; celui qui arrivait en premier s'installait au début et ainsi de suite...»PHOTO ARCHIVES : La Voix du Nord « Je me souviens, je faisais la Braderie avec un copain c'est son père qui nous déposait à Lille. » À cette époque-là, Bruno a une dizaine d'années la Braderie commençait le dimanche à minuit pour se terminer le lendemain à 13 h. « C'était la seule occasion que j'avais de passer la nuit dehors », raconte le quadra jovial. « On se mettait boulevard Louis-XIV. Il n'y avait pas de réservation celui qui arrivait en premier s'installait au début et ainsi de suite. » Bruno se souvient très bien des interminables conversations avec ses voisins de chine : « C'était un vrai vide-grenier »... C'était le temps où le lundi de Braderie était majoritairement férié : « Fives Cail Babcock était fermé, Peugeot et toutes les écoles de la ville aussi. » Aujourd'hui, il n'y a guère plus que le personnel de la mairie de Lille qui a sa journée.
« Quand on n'avait plus rien à vendre, poursuit le Lillois, on descendait vers l'esplanade pour aller à la foire. On ne bradait pas là-bas. » Sur la route, la fine équipe faisait une halte par le boulevard des Écoles (devenu Jean-Baptiste-Lebas) il y avait là un numéro que les gamins adoraient : « Il y avait un costaud qui cassait les chaînes avec lesquelles il était attaché. » Il y avait aussi autour de cette singulière baraque foraine quelques courageux qui venaient se frotter à des boxeurs ou des lutteurs de métier. La récompense, pour avoir ainsi descendu tout le boulevard de la Liberté, était de tenter sa chance à la grande tombola : « Il n'y avait pas de peluches géantes à gagner on repartait avec des kilos de sucre. » À 13 h, les derniers bradeux remballaient. « On allait manger une moules-frites. Après c'était le désert en ville. » EM. C.
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
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