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Seules trois nouvelles personnes se sont inscrites, cette année, au séminaire. Un chiffre stable. : La Voix du Nord PAR HEDWIGE HORNOY
lille@lavoixdunord.fr PHOTO CHRISTOPHE LEFEBVRE
Son père l'imaginait professeur d'histoire ou agent de police. Quentin, lui, a choisi d'emprunter un autre chemin. Le 11 septembre, ce Portelois de 21 ans a quitté la côte pour entrer au séminaire de Lille. Un choix parfois mal compris par certains de ses proches. Mais après une année de réflexion, durant laquelle il a été accompagné par le prêtre de sa paroisse, il a pourtant décidé de sauter le pas. Comme lui, ils sont trente-quatre jeunes hommes à se former durant six années au séminaire de Lille pour, peut-être, être ordonné prêtre.
Ce qui pousse ces jeunes à renoncer à la vie de couple et de famille ? « Souvent ça répond à une envie de rendre service, explique le père Akonom, supérieur du séminaire. Certains veulent également suivre le Christ. » Quentin lui, a eu la révélation à un moment difficile de sa vie. « Lorsque j'étais en classe de première, on m'a annoncé que ma marraine était dans le coma. Elle est décédée quelques jours plus tard. J'ai alors commencé une réflexion sur son parcours de vie, explique le jeune homme. C'était une personne très pieuse, qui, malgré sa maladie, se mettait toujours au service des autres. Je me suis dit que je devrais peut-être en faire de même. » L'idée fait son chemin, et en avril dernier, il demande à intégrer le séminaire.
Ils ne sont que trois à avoir fait le même choix, cette année. « C'est assez stable depuis quinze ans, affirme le père Akonom.
Au niveau national, on enregistre chaque année environ 150 nouveaux séminaristes. » Les deux premières années, ils étudient essentiellement la philosophie, dans la superbe et imposante bâtisse de la rue Hippolyte-Lefebvre. Dans la petite chapelle, dès 8 heures, et le soir après leur journée en classe, ils prient ensemble et bénéficient de cours de chant pour interpréter au mieux les psaumes.
Au cours du deuxième cycle, qui regroupe les quatre dernières années d'étude, ils se penchent sur la théologie et c'est alors qu'ils prennent des engagements vis-à-vis de l'Église. Le célibat ? Pour Quentin, ça ne semble pas être un problème. Déjà au lycée, il avait prévenu sa petite amie qu'il entrerait un jour peut-être dans les ordres. « Elle me disait que c'était une lubie qui allait passer. » Pour le père Akonom, « mieux vaut que les séminaristes s'y résolvent dès le début du premier cycle, puisque c'est obligatoire lorsque l'on est prêtre ».
D'ailleurs, les séminaristes sont à peu près un tiers à renoncer, soit en cours de formation, soit à l'issue de celle-ci. « Souvent pour se marier. »
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
la Voix du Nord