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La grâce n'est pas venue, comme dans un film à suspense, d'un coup de fil du gouverneur. Plus simplement, des services de la ville. « L'émotion étant à son comble, tout le monde a convenu qu'il fallait retirer ces attractions, rapporte Frédéric Marchand, l'adjoint aux fêtes foraines. L'avantage, c'est qu'on a une culture de la négociation. » Les deux forains ne se sont pas fait tirer l'oreille pour remiser les coupables.
Soit deux mannequins sur leur chaise électrique. L'un, dents gâtées et rictus vu dans Les Contes de la crypte, fait un aliéné de carnaval. Bâché mardi, il pionce depuis hier à l'arrière du Ghost Train. L'autre, pyjama carcéral, cagoule et convulsions made in Texas, ne poussera pas un seul de ses hurlements si convaincants. Arrivé avant-hier, son propriétaire Johan Morel ne l'a pas même déballé. « Les forains comprennent que c'est dans leur intérêt », se félicite Didier Clermont, le placier en chef de la mairie. Ce qu'ils ne comprennent pas, en revanche, c'est l'emballement soudain à propos d'une attraction présentée à Lille dès 2006.
« Tout le monde venait le voir et le filmer, s'épanche Johan Morel. Et tout à coup, quelqu'un se réveille. » Et du mauvais pied, encore. Politiques et pouvoirs publics, découvrant la roue, sont vent debout partout où l'attraction est montrée. Après Fréjus, ce devait être le cas à Paris. Résultat, Delanoë scandalisé, la préfecture de police sur ses grands chevaux et l'UMP sur le sentier de la guerre pour l'abolition du bidule. « C'est l'occasion de dire qu'en matière de frisson, tout n'est pas permis », glisse Frédéric Marchand.
Les forains se sont exécutés sans barguigner, mais pointent l'époque. « On est au XXe siècle, faut des trucs qui choquent , livre Johan Morel. Les gens veulent du réaliste. » Après Abou Ghraïb, le happy slapping ou les égorgements filmés, accessibles sur le web en deux clics, les vampires au ketchup ne font plus tressaillir que les mamies. La provoc' vieillit mal. Lieu historique de transgression, la foire ne s'exonère pas de tous les tabous. Reverra-t-on les condamnés ? Oui, selon Johan Morel. « Avec des chaînes. Ce sera un prisonnier qui tente de se libérer. » S. B.
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Elles sont originaires de la République démocratique du Congo ; elles sont pour la plupart mères de famille et s'inquiètent pour ceux qui sont restés dans ce pays en guerre.
la Voix du Nord