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Il y a Cyril, de Saint-Amand, qui fait du tir à l'arc, Stéphane, judoka à Douchy-les-Mines ou encore Tiphany, nageuse calaisienne. Et puis quinze autres gamins, âgés de 14 à 17 ans, et tous licenciés d'un club sportif de la région. Certains sont issus de familles bénéficiaires du Secours populaire, d'autres ont été choisis dans leur club parce qu'ils « sont méritants, incarnent certaines valeurs, et veulent s'en sortir ».
Du 9 au 18 août, ils iront en Chine, d'abord à Pékin pour assister aux JO, puis dans la région du Gansu afin de participer à l'installation de cent stations individuelles de récupération des pluies. Ces points d'eau potable, d'une valeur unitaire de 2 500 euros, sont financés à 90 % par les autorités chinoises et à 10 % par le Secours populaire grâce au parrainage d'au moins dix-sept entreprises régionales.
Face à un parterre d'élus et de journalistes, ces jeunes avaient l'air un peu impressionnés lors de la conférence de presse organisée à Seclin pour les mettre à l'honneur. Il y avait là Marie Delattre, championne de canoë-kayak, et le boxeur Saïd Rachidi, deux athlètes régionaux qualifiés pour les JO et parrains de l'opération, venus leur dire toute la chance qu'ils avaient de participer à ce voyage. Et puis Philippe Lamblin, le président de la ligue régionale d'athlétisme, qui a rappelé à quel point cette initiative était belle et unique.
À ceux qui trouveraient inopportun de s'associer à la Chine, rapport aux droits de l'homme, le responsable régional du Secours populaire, Jean-Louis Callens, a précisé que son association avait pour vocation d'intervenir partout où c'est nécessaire, Chine comprise.
Reste que ce voyage a toutes les chances de rester dans les mémoires de ces adolescents. Beaucoup n'ont jamais quitté le territoire français, sauf escapade en Belgique, et n'ont pas vraiment idée de ce à quoi peut ressembler la Chine. Ceux que La Voix a interrogés ont tous raconté la même histoire : « Quand je l'ai dit à mes parents, ils pensaient que c'était une blague, confiait Nouioua, jeune boxeur lillois. Ils m'ont cru quand je leur ai montré le papier... » Choisi parce qu'il est « curieux et social », François, de Saint-Laurent-Blangy, a lui aussi pensé à une blague. On n'a pas de mal à croire qu'il est « super content » depuis qu'il sait que c'est « vraiment vrai. »
FLORENT MOREAU
PHOTO MAX ROSEREAU
> Nous reviendrons au mois d'août sur cette extraordinaire expérience vécue par les dix-huit jeunes sportifs régionaux en Chine.
di giovanni marie jose, douchy les mines : "grandiose!"
Je trouve ce projettrès judicieux:allier le sport et l humanitaire.responsabiliser et sensibiliser ces jeunes sur ces problèmes d eau ,leur donner peut ètre aussi l 'envie de s'engager dans l'action humanitaire ou tout au moins de s 'interesser à "l'autre" en se disant que chaque combat vaut la peine mené! (12/08/2008)