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Frédéric Grécaut, patron du bar-tabac La Taverne. : La Voix du Nord Non et encore non, Frédéric Grécaut, patron du bar-tabac La Taverne, « n'arrive toujours pas à adhérer à la loi ». Six mois après son application, il ne se résout toujours pas à interdire à ses clients de griller leur cigarette dans son établissement. « Tant qu'on me laissera vendre des clopes, je continuerai de laisser fumer des clopes. » Le message est clair.
Mais la loi est la loi.
Alors des contrôles de police et des amendes, le grand barbu en a déjà essuyé. « Après la parution de l'article (notre édition du 15 février 2008), j'ai eu des contrôles tous les jours pendant une semaine », chaque fois assortis d'une amende de 135 E. Des sanctions qui n'ont toutefois pas suffi à le faire plier. « Si c'est le prix de la liberté, alors... », il est prêt à payer.
Les services de police ont quant à eux arrêté leurs contrôles répétés lorsque le buraliste s'est résolu à être moins provocateur, « et que l'on a annoncé que j'avais retiré le mégot-mètre ». En début d'année, Frédéric Grécaut avait en effet monté le projet un peu fou de récolter et entasser dans un baril les mégots de ses clients pour, avait-il avancé à l'époque, « mesurer l'insatisfaction des fumeurs ». Le fameux mégot-mètre n'a pas connu la gloire escomptée et s'est finalement éteint dans la plus grande discrétion, au fond de la cour de l'établissement. Les petits cendriers ont également été congédiés. Il n'en reste plus qu'un seul à l'entrée du café. Le hors-la-loi du tabac se fait donc bel et bien discret.
Et si aujourd'hui, ce résistant de la première heure continue de s'opposer activement à la loi, il avoue avoir « un peu abandonné la lutte. Les collègues ne veulent pas suivre ».
HEDWIGE HORNOY
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