

Acteurs silencieux des cérémonies militaires, les porte-drapeaux attendent chaque fois patiemment, sans bouger, l'étendard dans le baudrier.
Souvent constituées d'anciens combattants, les colonnes voient généralement leur moyenne d'âge tirée vers le haut. Antoine Lebrun, 19 ans, rajeunit les rangs.
Depuis peu, il a rejoint le 8e régiment du matériel de Douai. Il y effectue, en tant que civil, son apprentissage en mécanique. « J'aime bien tout ce qui est véhicules blindés, j'ai eu la chance de pouvoir rentrer dans le huitième... », raconte-t-il. En début d'année, il a également endossé le rôle de porte-drapeau. Lors des cérémonies militaires, il représente ainsi l'Association départementale des déportés, internés et des familles, présidée par son grand-père. Tout un symbole pour cet arrière-petit-fils de déportés. « Son arrière-grand-mère et son arrière-grand-père ont tous deux connu les camps », explique son père. « Mon grand-père m'a proposé d'être porte-drapeau, relate Antoine. Je trouve ça bien pour assurer la transmission de la mémoire. » Une transmission qui passe également par la représentation et l'incarnation. D'ailleurs, malgré la chaleur, hier, le jeune homme avouait avoir ressenti quelques frissons.
C. D.
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