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J-2 avant les festivités. Un peu partout, dans les quartiers, on se prépare. Ici, à Fives, une jeune danseuse en pleine répétition... : La Voix du Nord PAR CAROLINE BRANDT
lille@lavoixdunord.fr PHOTO ANNE ILCINKAS
De jolis parapluies arc-en-ciel que l'on fait tournoyer et que l'on agite frénétiquement comme les ailes d'un papillon. Des battements de pieds en rythme. Voilà comment se danse le frevo. Chaque mardi soir, le tempo endiablé de cette danse brésilienne s'envole au-dessus des préfabriqués attenants à la piscine de Fives. C'est là que le groupe Brasil Afro Funk s'entraîne depuis septembre pour préparer le carnaval do Axé, qui prendra possession de Lille samedi. À l'intérieur de la salle de répétition, la voix sucrée de Marcia Rasta, une Brésilienne au déhanché impeccable, donne le tempo aux apprentis danseuses. Dans un même mouvement balancé, les pas se synchronisent, les nationalités se mélangent. Parmi les danseuses, il y a Nuria, la Marocaine, mordue de musique du monde, Emma, l'étudiante d'origine polonaise, ou encore Peggy, une Lilloise de 33 ans qui a flashé sur le plus vaste pays d'Amérique du Sud « en assistant à des cours de samba ».
« J'ai choisi la danse brésilienne, parce que ça défoule », explique-t-elle, un peu essoufflée. Samedi, il lui faudra tenir deux heures et demie à ce rythme, mais qu'importe, les cours qu'elle suit, depuis septembre, lui ont donné un peu d'endurance. Et puis l'important, selon Nuria, ce n'est pas la virtuosité des corps ni les froufrous du costume, « c'est ce que tu dégages quand tu danses. C'est comme ça que tu embarques le public avec toi ». Le public, justement, succombera-t-il aux charmes des danseuses de samba pour entrer, à son tour, dans la transe ? C'est le rêve de Toninho Almeida, l'instigateur du carnaval do Axé. Le musicien brésilien a réussi à allumer à Lille la flamme du carnaval. « Un carnaval de musiques du monde d'abord. À la manière du Brésil ensuite. Avec des chars et des costumes préparés en secret et avec soin. » Depuis deux ans ont également lieu les « ensaios », ces répétitions festives en public comme il n'en existe qu'au Brésil. « Un moyen sympa pour faire en sorte que les gens des quartiers entrent dans l'aventure. » Samedi, le travail d'un an sortira des cachettes pour embraser la ville.
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