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Ils ont mis les moteurs en marche vers 8 heures, quittant Saint-Omer pour les uns et Arras pour les autres. Peu avant midi, les deux cortèges se croisent à hauteur de Béthune, où un sit-in est prévu. L'opération escargot occasionne alors environ six kilomètres de bouchon dans le sens Calais - Reims et idem dans l'autre.
« Le nécessaire est fait pour que les usagers puissent atteindre facilement les bretelles de sortie », assure Gérard Coquide, président de la FNTR Nord - Pas-de-Calais.
Parmi les grévistes, la plupart sont patrons. « On ne se sent pas pas bien d'être là mais à la fois, on n'a pas le choix, lâche Bruno Royer, à la tête d'une société de transport forte de 75 salariés et secrétaire départemental de la CGPME. Personnellement, à ce rythme-là, je crois que 30 % de la profession disparaîtra dans les six mois qui viennent. » Le chef d'entreprise d'ajouter des problèmes sur la liste des revendications nationales : « L'augmentation du prix du matériel : un camion qui valait 75 000 E en 2007 en vaut aujourd'hui 90 000 . » Didier Ramette, PDG d'une SARL de 48 salariés, d'exposer, lui, ses propres chiffres. « D'octobre 2007 à mai 2008, la hausse du prix du gazole nous a coûté 300 000 E », déplore-t-il en rejoignant sa cabine. Il est 13 heures, fin du sit-in. L'opération escargot reprend, avant de fondre au fil de l'après-midi.
C. W.
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