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« Tous les humains naissent libres et égaux, en dignité et en droits. » Cet extrait de l'article premier de la Déclaration des droits de l'homme est apposé sur les pierres du parvis éponyme, place de la République. C'est là qu'étaient rassemblées, hier après-midi, une vingtaine de personnes pour une marche en mémoire des esclaves. Ils n'étaient pas très nombreux mais « deux bus complets sont partis à Paris pour soutenir les sans-papiers qui devaient rejoindre la capitale à pied », expliquait Armand Nwatsock, président, entre autres, du collectif Lille Afrique (lire en région). Comme d'autres, il était là pour rappeler que « l'esclavage est aboli (depuis 1848) , mais il a pris d'autres formes, plus vicieuses et plus dangereuses ». Abordant ainsi la question de l'esclavage moderne, qui concerne notamment le travail des clandestins, le proxénétisme et le travail des enfants.
Pour le président du Conseil représentatif des associations noires, Sewa W. Lassey, « les chaînes ont été brisées. Maintenant, il reste les chaînes dans la tête, qui induisent des préjugés et qui empêchent de mieux vivre en société ». Ainsi, l'annonce faite, hier matin, par Nicolas Sarkozy sur l'enseignement à l'école primaire de l'esclavage dès la rentrée prochaine n'était pas pour déplaire aux participants. C.
D.
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